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 Les débats philo du mardi avec Rozelie (1) 


Rozelie
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Ancien ministre
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Les débats philo du mardi avec Rozelie (1) EmptyMar 8 Sep 2015 - 0:58
Les débats philo du mardi avec Rozelie (1) Dybat_10
Bonjour à tous,

Tous les mardis se tiendront des débats de philosophie basés sur différentes notions. Vous avez toute la semaine pour écrire vos arguments.
Votre argumentation devra se baser sur une bonne organisation de la pensée avec des arguments pertinents, des citations pourront être un plus. Une argumentation peut se faire en 5 lignes comme en 30 lignes.

Un bilan sera écrit à la fin de la semaine.

Les 3 meilleurs argumentations seront récompensées :
1er - 20 étoiles Étoile
2ème - 10 étoiles Étoile
3ème - 5 étoiles Étoile

Une étoile Étoile de participation sera donnée à tous ceux qui auront fait l'effort de réflexion.

Sujet n°1 - La liberté mène-t-elle toujours au bonheur ?

Bon courage !

Forcal
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1ère année
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Les débats philo du mardi avec Rozelie (1) EmptySam 12 Sep 2015 - 21:26
La corrélation peu singulière entre la liberté et le bonheur est tout à fait remarquable. Sa conception en effet est à la portée de tous, pourvu que l'on ait assez réfléchi sur le sujet. Pourtant, lorsqu'il s'agit de l'expliciter aussi clairement que rigoureusement, cela a le don de se complexifier rapidement. Cela est si complexe, que c'en est même le sujet de philosophie de ce succulent débat.

Les esprits téméraires, mais simples, se précipiteront volontiers à y répondre, peut-être par simple esprit de contradiction, par la négative. Les plus motivés de ceux-là accompagneront même leur argumentation d'exemples - bien que témoignant de leur superbe culture - tous hors-sujets.
Nous tâcherons, quant à nous, d'apporter une démonstration des plus canoniques, qui aura le don d'achever un débat que nous aurons commencé.

Pour commencer, il est nécessaire de savoir précisément ce que l'on aura à charge d'étudier. Le lecteur averti aura remarqué que la phrase en question est ce que l'on appelle en logique une implication. En effet, l'on se demande si la liberté implique le bonheur. En d'autres termes, il nous faudra déterminer si la liberté est une condition suffisante (et non nécessaire) au bonheur.
Nous pouvons dès lors reformuler la question ainsi : la liberté implique-t-elle le bonheur ?

Une fois certain de ce qu’il doit chercher, deux choix s'offrent généralement au penseur : la démonstration ou la réfutation. Ici, nous choisissons de suivre notre instinct premier (cf. introduction) et de démontrer l’implication.

Pour se faire, nous supposerons dans un premier temps que nous avons la liberté. Par de simples raisonnements logiques successifs, nous montrerons ensuite que nous avons de fait nécessairement le bonheur.

Supposons alors que nous sommes libres. Id est, nous sommes libres d'exercer notre volonté. Alors nous sommes tout aussi libres d'exercer notre volonté en vue d'acquérir notre bonheur. De fait, nous avons le bonheur.
C'est par ce même raisonnement que Descartes écrivit à Christine de Suède en 1647 : "C'est du bon usage du libre arbitre, que vient le plus grand et le plus solide contentement de la vie." .

La contraposée logique de cette implication est tout aussi intéressante : si nous n’avons pas le bonheur, alors cela signifie que nous ne sommes pas libres.

Ce qu'il serait plus ardu en revanche, c'est de démontrer l'implication inverse, à savoir : le bonheur implique-t-il la liberté ? Mais ceci est un tout autre débat.

Gabriello Silvetto Moreno, professeur de sciences et de mathématiques.

Forcal
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Les débats philo du mardi avec Rozelie (1) EmptyMar 15 Sep 2015 - 20:12
C'est vraiment dommage que peu d'entre vous n'aient daignés se lancer dans le débat (notamment les professeurs de français ou d'écriture qui doivent s'y connaître mieux que moi sur le sujet) ; car malgré peut-être le fait qu'il revêt une apparence tout à fait sympathique, mon argumentaire était aisément critiquable sur différents points.

Dans ma démonstration par exemple, pour qu'elle soit correcte, j'ai dû implicitement supposer que le bonheur était entièrement dépendant de la volonté, ce qui est une hypothèse assez discutable en soi. Pouvons-nous réellement agir sur notre bonheur, ou dépend-il de paramètres intrinsèquement étrangères à notre volonté ?

L'exemple de l'être aimant qui ne voit son bonheur que dans la réciprocité de cet amour, réciprocité qui est (malheureusement !) entièrement dépendante de l'être aimé, peut constituer une objection tout à fait pertinente à cette hypothèse que j'ai faite.

Mais de fait, est-ce alors par simple machisme que des penseurs comme Friedrich von Schelling ont déclaré que le bonheur était entièrement dépendant de la volonté ?

Rozelie
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Les débats philo du mardi avec Rozelie (1) EmptyMer 16 Sep 2015 - 0:31
Le sujet n°1 est clos !

N'ayez pas peur de vous lancer, vous pensez ne rien savoir ? Socrate non plus !

Le gagnant de cette semaine est donc Forcal à qui j'attribue les 20 Étoile .

Rozelie
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Les débats philo du mardi avec Rozelie (1) EmptyMer 16 Sep 2015 - 0:39
Sujet n°1 – La liberté mène-t-elle toujours au bonheur ?


« Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres »
Nelson MANDELA

Éléments de correction

INTRODUCTION – La liberté est l’état d’une personne ou d’un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C’est aussi l’état d’une personne qui n’est ni prisonnière ni dépendante. La liberté peut être définie de manière positive comme l’autonomie et la spontanéité d’une personne douée de raison.

I – Qu’est-ce que la liberté ?
>Liberté naturelle : droit naturel d’être qui nous sommes
>Liberté civile : respect des lois
>Liberté individuelle : droit d’agir librement
II – Sommes-nous libre ?
>Nous sommes dépendent de notre nature d’Homme qui nous oblige à choisir
>Faire des choix
>Choix influencés par nos besoins, notre société
>Si nous choisissons en fonction de nos besoins, alors nous ne sommes pas libre
III – Le bonheur est-il atteignable ?
>Bonheur = absence de souci
>Absence de souci = Ne pas se soucier de quoi choisir
>Ne pas se soucier de quoi choisir = Reniement de sa nature d’homme
>Reniement de sa nature d’homme = tristesse d’avoir perdu son humanité
>Tristesse = inverse de bonheur

Conclusion : La liberté ne mène pas au bonheur car nous ne serons jamais libres. Nous sommes prisonniers de notre désir d’être heureux. Nous ne pouvons pas être heureux car être libre devient une source de préoccupation. Nous serons obligés de nous soumettre à cette source de préoccupation pour faire des choix. Or les préoccupations sont des impasses au bonheur. On ne peut être heureux si l’on doit sans arrêt se soucier d’entretenir ce bonheur et cette liberté.

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